GARR sonne l’alarme : Haïti submergée par plus de 242 000 rapatriés forcés

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) alerte sur l’ampleur sans précédent des expulsions depuis la République dominicaine entre janvier et novembre 2025. Plus de 242 655 Haïtiens, dont des femmes, des enfants et des personnes vulnérables, ont été contraints de retourner dans des conditions humanitaires alarmantes.

Cette crise touche particulièrement les populations fragiles : femmes enceintes, mères allaitantes, mineurs non accompagnés et personnes handicapées. Le GARR exhorte les autorités haïtiennes à réagir rapidement pour protéger la dignité et les droits fondamentaux des rapatriés.

Le rapport du GARR détaille que parmi les rapatriés figurent 160 305 hommes, 59 965 femmes, 10 263 fillettes et 12 123 garçons. Parmi eux, 982 femmes enceintes et 2 800 mères allaitantes, dont 273 venaient de subir une césarienne, ont été confrontées à des conditions particulièrement difficiles. 1 241 personnes vivant avec un handicap doivent également faire face à des défis considérables pour leur réinsertion.

L’alerte est encore plus sévère pour 3 434 mineurs interceptés et expulsés sans la présence d’un parent ou d’un tuteur légal, situation contraire aux normes internationales de protection de l’enfance. Selon l’OIM, 247 482 Haïtiens sont retournés dans le pays durant la même période, souvent dans des conditions précaires et sans assistance suffisante.

Le GARR appelle à une mobilisation urgente des autorités pour organiser un accueil humanitaire approprié et mettre en place des mesures concrètes pour protéger les rapatriés. L’organisation qualifie la situation de véritable drame humanitaire nécessitant des réponses immédiates.

Alors que le flux de rapatriés se poursuit, Haïti reste confrontée à un défi majeur : garantir la protection et la dignité des milliers de citoyens contraints de rentrer dans des conditions critiques.


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