Une frappe meurtrière a visé, samedi 28 février, une école primaire de filles à Minab, dans le sud de l’Iran. Le bilan officiel fait état d’au moins 85 morts, majoritairement des élèves. Téhéran dénonce une attaque « barbare » dans un contexte d’escalade militaire avec Israël et les États-Unis.
La ville de Minab s’est réveillée sous le choc et la colère après l’attaque qui a pulvérisé un établissement scolaire en pleine journée. Selon les autorités judiciaires locales, le nombre de victimes n’a cessé d’augmenter au fil des heures, passant d’un premier bilan provisoire à au moins 85 morts confirmés. Les images diffusées par les médias d’État montrent des salles de classe dévastées, des cartables ensevelis sous les décombres et des familles en pleurs massées devant les hôpitaux.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a condamné un « acte barbare », accusant les « agresseurs » d’ajouter « une nouvelle page noire » à la crise en cours. Cette tragédie intervient après des frappes attribuées à Israël et aux États-Unis contre la Iran, alimentant une escalade militaire aux conséquences régionales incertaines. Aucune confirmation indépendante n’a encore permis d’établir avec précision les responsabilités directes de l’attaque contre l’école.
Au-delà des discours officiels et des tensions géopolitiques, ce sont des dizaines de vies d’enfants qui ont été brutalement interrompues. À Minab, les sirènes se sont tues, mais la douleur, elle, résonne désormais bien au-delà des frontières iraniennes.
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