La communauté évangélique haïtienne est en deuil après la disparition de l’artiste chrétienne Finette Pierre-Luc, décédée le lundi 15 décembre 2025 à l’Hôpital de Maternité Notre-Dame d’Altagrace de Santo Domingo. Elle s’est éteinte à l’âge de 34 ans, des suites de graves complications médicales liées à des crises falcémiques aiguës et répétées.
Cette disparition survient dans un contexte particulièrement bouleversant. Finette Pierre-Luc venait de donner naissance, le 28 novembre dernier, à un garçon, par césarienne prématurée. Elle préparait également un départ définitif pour les États-Unis, projet interrompu brutalement par l’aggravation de son état de santé.
Connue et appréciée pour son engagement spirituel et artistique, la chanteuse laisse une empreinte profonde dans la musique chrétienne haïtienne. Sa voix, devenue familière bien au-delà des frontières nationales, a accompagné prières, moments de louange et rassemblements religieux pendant près d’une décennie.
Artiste et adoratrice respectée, Finette Pierre-Luc s’était imposée comme une figure marquante de la scène évangélique haïtienne à l’échelle internationale. Sa notoriété s’est notamment construite autour du chant « Jezi dlo ki bay lavi a », sorti en 2016, devenu un hymne de foi largement repris dans les églises et au sein de la diaspora.
Sur le plan personnel, elle laisse dans la douleur son époux, Luc Ronel, ainsi que leur fils nouveau-né, désormais pris en charge par son père. Parents, frères et sœurs, neveux et nièces, cousins et cousines, mais aussi une vaste communauté de fidèles et d’admirateurs, pleurent la perte d’une femme décrite comme humble, engagée et profondément dévouée à sa foi.
Les funérailles de Finette Pierre-Luc se dérouleront à Santo Domingo, en République dominicaine. L’exposition est prévue le vendredi 19 décembre 2025, de 16 h à 20 h, aux Entreprises Funéraires Jérusalem.
Partie trop tôt, Finette Pierre-Luc laisse derrière elle une voix désormais silencieuse, mais un message qui continue de résonner dans les chants, les prières et la mémoire collective d’une communauté qu’elle a profondément marquée.
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