Alors que l’insécurité continue de gagner du terrain en Haïti, la force multinationale destinée à épauler les autorités locales contre les gangs armés tarde à entrer en action. Malgré des signaux diplomatiques jugés positifs, la concrétisation de cette mission reste un défi majeur.
Les États-Unis affirment avoir enregistré des engagements dépassant les objectifs initiaux en effectifs. D’après le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, plusieurs pays se sont dits prêts à fournir jusqu’à 7 500 soldats, alors que le besoin initial était estimé à 5 500 hommes. Une dynamique qui témoigne, selon Washington, d’un regain d’intérêt des partenaires internationaux pour la stabilisation du pays.
Cependant, au-delà des chiffres et des déclarations officielles, l’attente se prolonge sur le terrain. Bien que 18 États aient exprimé leur disponibilité à rejoindre cette coalition internationale, le déploiement effectif n’est envisagé qu’au début de l’année 2026.
Pour de nombreux Haïtiens, cette échéance lointaine renforce le sentiment d’urgence et la nécessité de voir ces engagements se transformer rapidement en actions concrètes face à la montée continue de la violence.
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